Conseils aux voyageurs

        
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Formalités

Un visa est nécessaire pour se rendre en Inde. En France, le visa s'obtient en passant par un service en ligne : Voir toutes les informations sur ce site : ICI

Si vous allez au Népal au cours du même voyage, demandez un visa pour l'Inde à entrées multiples. Attention : si vous sortez d'Inde, il vous faudra attendre deux mois avant d'y revenir ! NB : cette règlementation (idiote) aurait été suspendue début 2013... Mais l'on n'en trouve pas mention sur le site vfs, donc je ne garantis rien !

Le visa d'entrée au Népal : tout sur le site de l'Ministère du Tourisme. Vous y trouverez, entre autres (en anglais), des informations sur un certain nombre de villes indiennes, une liste d'agences de voyages, etc.

Habillement

Tous les guides de tourisme conseillent des vêtements légers. C'est bien, mais en hiver, dans le nord de l'Inde et au Népal, il fait fort frais le soir. De plus, les habitations ne sont pas chauffées. N'évoquons pas les régions de montagne (Himachal Pradesh, Uttarachal Pradesh), ou bien quelques stations d'altitude dans le sud (Ooty), où le froid est à prendre en compte !

Evitez le short, surtout les dames, les Indiens sont des gens pudiques. Les dames pourront s'acheter sur place une kurta, vêtement seyant et pratique. Pour les chaussures, les amateurs de de tennis et autres baskets goûteront le plaisir des mycoses aux pieds en raison de la transpiration; personnellement, je pense qu'il vaut mieux porter des sandales ouvertes. On est au contact des microbes, certes. Donc, c'est au choix : mycoses ou microbes...

Pour se faire une idée du climat de différentes villes, le temps du jour, et les prévisions météo, allez en bas de cette page en cliquant ici  Cliquez ici pour aller en bas de la page

Respectez les temples : les jambes nues des femmes sont mal vues; quant au short, nous vous le déconseillons absolument... Dans les temples Sikhs, même les hommes doivent se couvrir la tête. Dans les temples Jains, on ne portera, au moins de manière apparente, aucun article en cuir (sac, ceinture, etc. Dans tous les lieux religieux, quels qu'ils soient, on retire ses chaussures et on les laisse à l'entrée sous la garde d'un préposé que l'on remerciera de quelques roupies (2 à 5).

Les dames qui achètent un joli sari en soie et qui ne savent pas comment le mettre, c'est à dire presque toutes, trouveront des conseils à : Enfin apprendre comment on met un sari, 
sans que tout tombe par terre

Hôtels

Il y en a pour tous les goûts et pour tous les prix. Dans les différents chapitres, nous vous indiquons quelques adresses avec le niveau de confort. Les indications de prix ont été volontairement omises, car les prix ont beaucoup évolué en Inde, spécialement dans les endroits où se concentrent les touristes étrangers.

La réservation à distance (courriel, fax, téléphone) n'est pas acceptée dans les établissements modestes. Dans les grands, on vous demandera souvent de payer à l'avance... Il vous reste la solution de passer par une agence de voyages ou, ce qui est le plus simple, d'arriver sans s'annoncer et de voir s'il y a de la place.

Les formalités d'entrée sont un modèle d'inefficacité. Les hôtels d'Etat font remplir deux documents par voyageur, même si c'est un couple. Quand le réceptionniste vous propose de remplir une partie des documents, confiez lui votre passeport sans hésiter. Il vous fera gagner du temps et de l'agacement devant ces formulaires dont l'usage ne semble pas évident.

Dans les chambres, inspectez en premier lieu la propreté des draps et des sanitaires : ils reflètent le reste. Ne paniquez pas si vous voyez une sorte de lézard jaune sur un mur qui pousse des petits cris de temps à autre et a des ventouses au bout des doigts : c'est un gecko, animal parfaitement inoffensif qui vous protègera des moustiques dont il fait grande consommation.

Nous notons ici quelques idées à l'usage des voyageurs :

Nourriture

Beaucoup d'occidentaux redoutent la nourriture indienne qu'ils estiment trop épicée, et/ou trop risquée au plan sanitaire. Moyennant quoi, ils se privent de grands plaisirs. Fuyez plutot la cuisine dite "continentale", médiocre tambouille "internationale" (ça veut tout dire et rien dire) sans caractère, que l'on sert dans trop d'hôtels aux touristes occidentaux.

Dans le nord de l'Inde, la nourriture n'est pas trop relevée, bien qu'elle incorpore diverses épices. On retrouvera aisément de nombreuses spécialités que servent les restaurants indiens installés dans les villes françaises : poulet tandoori, poulet tikka, agneau sagwala, rogan josh, etc. Essayez des plats végétariens, ils sont délicieux : palak (épinards) panir (sorte de fromage), aloo (pomme de terre) en sauce, etc. Mais n'oubliez pas que cette cuisine, dite moghole, est riche en calories, car elle use abondamment de crème et d'huile. Préférez les chapati ( sur place on dit "roti") aux naan au fromage dont raffolent les français qui vont au resto indien en France. C'est moins cher et moins gras... La nourriture la plus simple, qui ne coûte presque rien, composée de céréales sous forme de chapati et de légumineuses sous forme de lentilles en sauce (daal), est équilibrée et nourrissante. Ne craignez pas de déguster du yoghourt (curd, dahi) qui aura le mérite d'apaiser votre palais.

Dans le sud, la nourriture est nettement plus relevée. Dans les restaurants populaires, le plat complet s'appelle un "thali"; on le sert sur une feuille de bananier ou sur un plateau rond de métal, comportant plusieurs petites coupes. Le serveur les apporte remplis de légumes divers et sauces et sert du riz au centre du plateau. Faites-vous initier au plaisir de manger avec les doigts (après vous être lavé les mains au wash basin) et de connaître dans quel ordre on doit se servir des différents ingrédients. Votre addition restera légère... et vous aurez mangé à satiété car le serveur vous sert autant de riz, légumes et sauces que vous en voulez.

N'abusez pas des desserts : ils sont très sucrés. Esssayez quand même les ras gulla, les ras mallai et les gullab jamoun. Ou bien des glaces industrielles. Eh oui ! Faites-vous plaisir avec des fruits achetés dans la rue (car vous aurez peu de chances d'en trouver dans les hôtels !!!) : les bananes sont excellentes; l'Inde est un très gros producteur de mangues, même si elle n'en exporte pas beaucoup.

Donc, si vous pouvez vous passer de viande, vous aurez avantage à manger végétarien. La cuisine indienne végétarienne est délicieuse, et pas chère. Par contre, le steak frites saignant est inconnu, et la viande, bien cuite, se limite généralement à du poulet ou du mouton doté d'os abondants.

Si votre estomac ne supporte plus la cuisine indienne après quelques semaines, vous trouverez, dans les villes, nombre de restaurants qui indiquent des plats "chinois" au menu. Rien de tel qu'un "vegetable chowmein" pour oublier les brûlures du piment.

De bonnes informations sur la cuisine indienne :

Boisson

Les conseils habituels sur l'eau sont valables : ne buvez pas l'eau du robinet. Néanmoins, si vous le faites, rien de grave dans l'immense majorité des cas. C'est moins ridicule que de venir de France avec vos bouteilles d'eau minérale... Si, si, on m'a assuré que des gens le font !!

Si on vous offre un verre d'eau dans un village, ne paniquez pas. Demandez si c'est de l'eau d'un forage (tube well), d'un puits ou de la rivière. Avec de l'eau de forage, en principe pas de problème.

L'eau minérale est vendue maintenant un peu partout, même dans des villages. Vérifiez que le capsulage est complet, car une bouteille vide peut avoir été recyclée. Même vérification au restaurant; il faut que le garçon décapsule la bouteille devant vous. Sachez, en tout cas, que l'eau "minérale", est en fait de l'eau traitée industriellement pour neutraliser les germes pathogènes. Cela n'élimine ni les nitrates, ni les métaux lourds éventuels. Quelques marques sont plus réputées que d'autres.

Hormis l'eau, on trouvera quantité de sodas et diverses marques de bière légère plutôt agréable. Certaines régions connaissent des restrictions sur les ventes d'alcool. Il faut faire avec, sachant que dans des établissements de haut standing, on en trouve quand même.

Dans les grandes villes, des magasins spécialisés vendent des boissons alcoolisées de fabrication indienne, par exemple rhum, whisky et vins. Les alcools importés, quand on en trouve, sont beaucoup plus chers.

Autres précautions sanitaires

Aucune vaccination n'est actuellement exigée à l'entrée en Inde. Si vous souhaitez être tranquillisé, les plus utiles seraient ceux de l'hépatite, du DTAB, de la polio... Vérifiez avec votre médecin ou, encore mieux, sur le site d'Air France

Les traitements préventifs contre le paludisme peuvent être vraiment utiles dans le sud et dans le nord en été. Mais en hiver, on peut s'en passer pour un court séjour. Dans tous les cas, il est, là encore, préférable de consulter son médecin qui prescrira le traitement approprié.

Les troubles de la sphère digestive sont les plus fréquents parmi les touristes (la turista, ou diarrhée); les causes peuvent tenir au choc thermique entre l'Europe et l'Inde, à la fatigue des déplacements, mais aussi au manque d'habitude d'une nourriture riche et relevée. Ne vous privez pas du plaisir des curries, mais ne mangez pas trop ! Et si ces inconvénients se manifestent, vous aurez eu soin de demander à votre médecin avant de partir des médicaments tels que l'ercéfuril, l'imodium..., qui vous remettront vite sur pied. Si vous êtes souffrant, buvez beaucoup, mangez peu (riz bien cuit, nouilles, yoghourt). Sachez aussi que l'on trouve partout des officines pharmaceutiques qui disposent d'un large choix de médicaments pas chers que l'on peut obtenir sans ordonnance. Emportez la formule de vos médicaments habituels, vous en trouverez souvent l'équivalent local.

Photographies

On peut photographier beaucoup, en Inde. Dans les lieux les plus fréquentés, divers "spécialistes" de la photo touristique vous demanderont une rétribution pour avoir posé : charmeurs de serpents, enfants, vrais ou pseudo "moines errants" vêtus d'une pièce de tissu (dhoti) orange, tout dépend de l'ambiance. En cas de doute, montrez votre appareil photo. Un certain nombre de femmes sont réticentes à être photographiées : elles se cachent immédiatement sous leur voile. N'insistez pas, c'est mal élevé. D'autres en sont ravies. Soyez discret si vous voulez photographier des "bourgeoises"; vous n'apprécieriez pas qu'un quidam étranger vienne mitrailler la vôtre !

Dans les grandes villes touristiques vous aurez, chez des photographes, la possibilité de faire transférer sur un CD Rom les photos de la carte mémoire de votre appareil photo, ce qui vous permet de continuer à faire de nombreuses photos, sans avoir à investir dans de nombreuses cartes. Coût pour un CD Rom (fourni) de 700Mb environ 150 Rs.

Dans les grandes villes touristiques, vous pourrez, dans les "cafés Internet", connecter via un port USB, la carte mémoire de votre appareil photo numérique, ce qui vous permettra d'envoyer, en pièces jointes d'un e-mail, une ou des photos à des correspondants. Attention, cependant, cette procédure peut demander pas mal de temps, car les photos "originales" d'un appareil photo peuvent être lourdes en ko, selon le réglage choisi. Donc longues à transférer.

Si vous n'aviez pas encore succombé aux délices et facilités du numérique, emportez de préférence vos rouleaux de diapos au départ de France.

Au cours des voyages en train (ou en bus), surveillez de près votre matériel, surtout s'il est dans un sac à part facile à voler.

Mendiants et pauvreté

L'Inde compte un milliard d'habitants, le dernier recensement de 2001 l'annonce officiellement. On estime à au moins 200 millions de personnes, les classes sociales aisées ou riches. On dénombre aussi des centaines de millions de gens modestes. Mais incontestablement, le niveau de vie progresse dans le pays. Des études sur ce sujet ont récemment été publiées, qui montrent qu'en sept ans, le nombre de pauvres aurait regressé de 60 millions de personnes, ce qui est considérable.

Les préjugés sur ce sujet de la pauvreté en Inde sont tenaces. Combien de nos compatriotes n'ont-ils de ce grand pays que cette vision réductrice ? L'on ne niera évidemment pas que la misère la plus sordide, la plus choquante, puisse agresser le visiteur non préparé. Mais on constatera aussi que les actions humanitaires largement médiatisées en Europe (Mère Theresa, Dominique Lapierre, etc.) contribuent involontairement à implanter dans l'esprit des occidentaux l'idée que l'Inde est un pays épouvantable...

Sans aller jusqu'à cette caricature, il est certain que l'Inde compte d'innombrables petits métiers urbains, d'innombrables paysans dont beaucoup vivent à la limite de l'indigence. L'Inde est encore largement rurale (plus de 50 % de la population) et l'on dit que le pays aurait six cent mille villages. Quant aux vrais pauvres, en ville comme dans les campagnes, ils sont tellement pauvres que vous ne pouvez imaginer ce dont il s'agit.

Ne vous étonnez pas d'en voir, il y en a. Ne vous étonnez pas non plus d'être sollicité, dans les lieux où les touristes défilent. Mais soyez conscient également que les gens, la plupart du temps des enfants dépenaillés, sales comme des poux, ou de malheureuses femmes affublées d'un bébé chassieux, exercent une sorte de métier quand ils vous harcèlent. Cette mendicité organisée, souvent racoleuse, est irritante et elle présente l'inconvénient majeur d'occulter la misère silencieuse et affreuse de millions de personnes. Réservez surtout votre compassion aux lépreux, parias parmi les parias, ou aux infirmes bien que malheureusement leur état ait parfois été délibérément provoqué.

Vous serez, un peu trop souvent à votre goût, abordé avec insistance par des enfants qui vous demanderont stylobilles, bonbons, chocolat, argent... Donnez à bon escient; certains disent de ne jamais rien donner, car vous contribuez ainsi à transformer ces enfants en mendiants définitifs.

Si votre mauvaise conscience d'occidental vous démange, ne vous dédouanez pas d'une pièce de cinq roupies une fois de temps à autre. Il existe d'excellentes organisations d'aides, où vos dons seront bien utilisés pour nourrir des nécessiteux, alphabétiser les enfants, apprendre un métier permettant aux exclus, tels que les lépreux, de se réinsérer et de trouver enfin un peu de dignité.

Parmi beaucoup d'autres, une adresse que je connais et recommande :

Volontariat en Inde
BP 58
31012 Toulouse Cedex 012
Tel 05 61251537

Ou encore

Action pour les enfants des lépreux de Calcutta
chez Dominique et Dominique LAPIERRE
Val de Rian, 83350 Ramatuelle
CCP 1590 65 C Paris
Site Web et e-mail

Si vous ne suivez pas ces conseils, faites un minimum : ne donnez pas de bonbons aux enfants. Au mieux, ils les revendront, au pire, ils les mangeront et auront des caries qu'ils n'auront pas les moyens de faire soigner.

On complètera ce sujet en précisant que ces pauvres ne "travaillent" même pas pour eux. Regardez : vous donnez, disons un petit savon, à une gamine. Dans les secondes qui suivent, une plus grande vient la rançonner...

N'oubliez pas non plus que ces miséreux sont quasiment toujours des intouchables : aucun indien de caste, même ultra-pauvre, n'ira mendier à un étranger, ou le harceler en le touchant.

Conclusion : vous n'êtes pas le Père Noël ni Mère Theresa. Ne vous révoltez pas contre l'injustice sociale, c'est parfaitement inutile, et vous pouvez faire beaucoup mieux que de jouer l'important devant des amis dans une soirée, à votre retour, en expliquant, avec force détails, le choc qu'a pu ressentir votre sensibilité...

Enfin, surtout, surtout, n'ayez pas le complexe du "riche civilisé" dans un monde de pauvres. Primo : il y a beaucoup d'Indiens infiniment plus riches que vous ne serez jamais, deuxio : nous n'avons pas, et de loin, le monopole de la civilisation... Pauvreté n'est pas indigence mentale.

Vous et les gens

Ce qui précède vous donne déjà une indication de ce que peuvent être vos rapports avec les gens que vous rencontrez. Quelques règles vous faciliteront la vie :

 Les étrangers sont partout à l'aise et en sécurité en Inde. Le contact est toujours facile et les gens ne demandent qu'à vous rendre service. Néanmoins, n'oubliez jamais que vous êtes réellement un étranger et que vous n'aurez que de rares occasions de connaître la vie des gens. A moins de vivre assez longtemps au même endroit...
 Soyez aimable avec chacun, ne vous énervez pas, ni ne vous mettez en colère, quelles que soient les circonstances. Les indiens sont d'un naturel affable et le plus souvent cool (observez le comportement des conducteurs dans la rue; personne ne s'énerve, malgré les encombrements).
 Néanmoins, ne faites pas assaut de politesses encombrantes. Personne ne comprendra que vous disiez merci ou pardon tous les dix mots, comme on a tendance à le faire entre personnes bien élevées en France.
 Traitez mieux le personnel subalterne (serveurs, chauffeurs, etc.) que ne le font, hélas, les indiens riches, mais ne soyez jamais familier.
 Cette dernière recommandation est particulièrement importante pour les dames. La familiarité avec un domestique ou, de façon plus générale, avec un homme jeune, sera interprétée comme une invite, ni plus ni moins. La liberté d'attitude des femmes occidentales est assimilée à du dévergondage. Donc, de la retenue, en attitudes comme en habillement.
 On ne saurait trop le répéter, les jupes trop courtes ou les shorts féminins sont mal vus (ou trop vus, comme on voudra). Les shorts masculins ne sont pas non plus appréciés. Faites au moins un effort pour visiter les temples. On n'a pas vraiment plus chaud en pantalon léger.
 Dans les milieux populaires, on mange sans couverts, avec la main droite. Observez comment font les gens et faites de même. Lavez-vous les mains au wash-basin avant et après le repas (ne vous léchez pas les doigts même si vous en avez envie !).
 Si vous êtes invité chez quelqu'un, sachez que l'on retire ses chaussures avant de pénétrer dans la maison. On ne vous fera pas visiter les diverses pièces (ce serait horriblement impoli de demander à visiter). Pour dire bonjour, on ne se serre la main que dans les milieux urbains qui fréquentent des occidentaux; autrement, on joint les deux mains à hauteur de poitrine et on dit "namaskar". On discute avant le repas. Le repas proprement dit est vite expédié et il est poli de prendre rapidement congé après. Vous verrez rarement, sinon jamais, la maîtresse de maison à table. Au mieux, elle viendra vous saluer à l'arrivée et au départ, mais aucune femme de la maison ne partagera votre repas : c'est l'apanage des hommes.

Visites de monuments

IMPORTANT Depuis le 28 Octobre 2000, le Gouvernement fait appliquer, sur de très nombreux sites, une tarification d'entrée en augmentation vertigineuse par rapport à ce qui était pratiqué auparavant. Les prix ont alors été fixés à 5 US $ par personne et même de 10 US $ par personne sur les "World Heritage Monuments", le Taj Mahal (Agra) culminant avec 950 roupies (US$ 25). A ce compte-là, une fois suffit.

Ces tarifs exorbitants ne s'appliquaient qu'aux visiteurs étrangers, les citoyens indiens (ainsi que les étrangers qui ont plus ou moins le look indien, entendons par là la couleur de peau) continuant de payer 5 ou 10 Roupies, soit 45 fois moins ! Sans exagération, on peut se demander si cette nouvelle forme de taxation ne serait pas quelque peu raciste... ou, au minimum, discriminatoire.

Dans les mois qui ont suivi, tout le monde a souffert de cette situation : les visiteurs rackettés, mais aussi les guides locaux et marchands divers travaillant à proximité des sites et sur qui les étrangers passaient leur mauvaise humeur..., même et surtout s'ils n'y pouvaient rien. La fréquentation des sites concernés aurait chûté à 25 % de ce qu'elle était auparavant.

Devant les conséquences calamiteuses de cette décision, le Gouvernement a ajusté ses prétentions. Les 5 dollars (250 roupies) ont été baissé à 150 Rs, parfois 100 Rs. Nous indiquons dans les chapitres les sites pour lesquels nous avons pu constater une baisse de coût. Affaire à suivre.

En tout cas, le visiteur au budget limité reste pénalisé et la réputation de l'Inde, pays pas cher pour touristes peu fortunés, prend un sérieux coup.

Temples

Visiter des temples constitue une expérience qu'il faut vivre au moins une fois et même renouveler. On pensera de prime abord qu'il y règne une ambiance forte de religiosité, mais beaucoup de bruit et peu de recueillement.

Les prêtres sont souvent accueillants, parfois indifférents, rarement hostiles. Il arrive que l'on vous invite à vous approcher de l'entrée du sanctuaire intérieur (garbha griha), pour recevoir dans votre main (droite, surtout !!) ouverte en coupe, un peu d'eau lustrale. Portez la à vos lèvres (pas besoin de la boire), puis passez votre main d'avant en arrière sur le haut de la tête, pour y déposer le reste de l'eau. Dans quelques cas, c'est de l'eau de noix de coco que l'on vous offira (ça colle aux cheveux...). Le prêtre vous donne ensuite un peu de cendre sacrée; prenez en, dans le plateau qu'il vous présente, une pincée entre le pouce et l'index droits, que vous placez sur votre front. Il vous apposera ensuite une marque de poudre rouge sur le front entre les deux yeux. Ne refusez pas; cela l'offenserait inutilement, et ne vous jettera pas en enfer...

Avant de partir, laissez une obole sur le plateau. Vu votre niveau de vie, vous pouvez vous fendre de 10 Rs. Mais ne vous laissez pas impressionner par certains prêtres qui prendront l'air douloureusement peiné de la modicité de votre don et vous réclameront une plus forte somme. Sachez que la grande majorité des indiens donne 1 roupie ou moins... Mais ils sont nombreux à se rendre dans les temples !

Dans certains temples, on vous fera le coup de la "puja spéciale", quitte ensuite à vous réclamer des sommes astronomiques. Restez ferme et ne dépassez pas 100 Rs, puisque vous ne l'avez pas spécialement demandé... On pourra aussi vous présenter un "cahier de donations" où sont inscrites des sommes également farfelues. Ne vous laissez pas impressionner. Ce sont des astuces à l'usage des gogos. Le temple de Shiva Nataraja à Chidambaram (Tamil Nadu) s'est fait une spécialité de ces pratiques exécrables qui ont hélas tendance à se répandre.

L'accès dans les temples en activité est laissé à la discrétion de l'administration du temple, qui peut interdire d'aller au-delà de tel ou tel endroit. Rien à y faire. D'autant que si on est gentil, ça peut parfois s'arranger partiellement... C'est l'Inde.

Photographier dans les temples pose parfois problème. Les prises de vue en extérieurs sont le plus souvent tolérées (parfois contre paiement d'un droit de l'ordre de 10 Roupies, réclamer le ticket). Mais certains temples interdisent la moindre prise de vue (exemple les temples Jains de Mont Abu, les temples Hindous d'Eklingji au Rajasthan). Dans les parties intérieures des temples, les possibilités sont plus rares et davantage aléatoires. Quant à photographier la divinité qui réside dans la cella, la partie la plus sacrée du temple, n'y pensez pas, en règle générale. L'interdiction absolue qui en est faite peut aller de pair avec la vente de photos de cette même divinité dans les échoppes dans la rue devant le temple...

Des infos sur les temples ? Cliquez ici pour aller sur un site indien qui en parle abondamment

Si vous voulez en savoir plus sur l'hindouisme, consultez aussi le site de Ganapati ainsi que la liste des liens qu'il propose

Point important : la religion hindoue, ou plutôt, ses multiples aspects, ne connaît pas de clergé. Certans "patriarches" (les Shankaracharya) sont très vénérés, mais leur influence est uniquement spirituelle. Les temples sont dirigés par une administration du temple qui a en charge la gestion pratique, et surtout la tâche de mener les très nombreux rituels. Les prêtres, recrutés uniquement dans la caste des Brahmanes, sont donc appointés. Rien n'empêche une personne riche de faire construire un temple dédié à sa divinité d'élection (Ishta Devata) et de recruter un ou plusieurs prêtres Brahmanes pour l'animer et y accomplir les rituels.

Routes

Dur, dur... D'abord, les véhicules. La voiture pour touriste la plus connue est l'Ambassador. Style british des années 50, même si elle date de six mois. C'est pas mal, mais on est un peu engoncé dans les coussins. Des améliorations ont été apportées par rapport au modèle initial, mais le look antique reste inchangé. L'avantage considérable de cette voiture, c'est que n'importe quel mécanicien de bord de route peut la réparer. Elle ne dépasse pas le 80; ça vaut mieux vu la circulation, l'état des routes, et les moeurs des usagers.

Cependant, le parc automobile change rapidement et de nombreux modèles de petites voitures de ville ont fait leur apparition ces dernières années. Les autorités ont également fini par s'émouvoir du niveau terrible de pollution dans les grandes villes. Elles ont donc décidé, pour Delhi seulement dans l'immédiat, d'interdire après le 31/3/2001, les véhicules roulant au gazoil non propre. Quelques mois auparavant, de nombreuses petites industries polluantes (cuir, batteries, etc.) qui prospéraient sans aucun contrôle dans la vieille ville ont été fermées. Aussi, si l'on vous dit que Delhi est l'une des villes les plus polluées du monde, sachez que cela va déjà mieux...

La circulation dans les grandes villes est le premier contact du touriste fraîchement débarqué avec l'Inde. On n'est pas déçu par la pagaille. Si les vaches ont quasiment disparu des rues des grandes métropoles, elles demeurent les reines de la rue partout ailleurs. Les vaches indiennes sont particulièrement intelligentes et placides. Assises au milieu de la chaussée, ou déambulant tranquillement dans la circulation, avec les voitures, cyclistes, rickshaws qui klaxonnent et les frôlent sans cesse, elles ne manifestent aucune inquiétude, sûres de leur bon droit d'être là où elles sont. Tout le monde trouve leur présence normale. Il est d'ailleurs assez stupéfiant pour un occidental speedé (car, pour les indiens, presque tous les occidentaux sont bizarrement speedés) de constater que personne ne s'énerve au sein d'une circulation infernale. Klaxonner n'est pas un indice d'agacement, c'est un mode d'être car, puisque tout le monde klaxonne en permanence, c'est parfaitement inefficace...

Sur la route, les camions sont nombreux, souvent trop chargés, et les chauffeurs sont soumis à des conditions de travail assez dingues. On ne connaît pas les 35 heures en Inde. Donc, ne roulez pas de nuit; c'est toujours le pire d'évité.

Au chapitre des améliorations, plusieurs nationales passent progressivement à quatre voies. Mais le rythme d'exécution des chantiers reste trop lent vu le niveau de retard dont souffe l'Inde en matière d'infrastructures. Lorsque la quatre-voies est enfin réalisée, elle continue à traverser des villages. De plus, il n'est pas rare de rencontrer des véhicules divers (camions, charettes, tracteurs) y roulant tranquillement à contre-sens, ou des troupeaux d'animaux en déplacement...

La signalisation est presque totalement absente. Par exemple, sur une quatre voies, la neutralisation de deux files n'est signalée que par quelques cailloux sur la route...

On ne vous conseille donc pas de conduire vous-même. Il faut savoir déchiffrer les panneaux indicateurs, rarement rédigés en caractères latins. Les cartes routières sont utiles, mais seulement indicatives (voir plus loin). Et il faut surtout savoir conduire à gauche (enfin, quand on dit à gauche...). Comme toute personne allant en Inde pour la première fois (mais s'y habitue-t-on vraiment, même après des années ?), vous aurez des frayeurs en voyant des camions doubler en troisième position, se précipitant sur votre voiture comme si elle n'existait pas. Et au dernier dixième de seconde, votre chauffeur donnera un grand coup de volant qui vous enverra dans le bas côté bosselé, mais salvateur.

Et pourtant le permis de conduire existe en Inde. Normalement, il existe des auto-écoles, mais l'on peut apprendre avec un parent. Si on est trop nul, on peut tourner la difficulté en obtenant le permis contre une somme raisonnable auprès d'un fonctionnaire spécialisé. C'est peut-être pourquoi les scenario de conduite semblent davantage dictés par un consensus fort-faible que par des règles neutres et admises de tous.

Si vous êtes accros de ce sport, vous pouvez louer une moto. Mais on vous prévient, c'est dangereux et les séjours en dispensaire de campagne ne sont pas recommandés.

Le voyage en bus est un choix souvent excellent. Les liaisons entre grandes villes sont fréquentes, et certains bus sont climatisés. Les Indiens voyagent beaucoup.

Bref, vous avez compris : la route, en Inde, on aime en parler quand on est revenu, car c'est tout le pittoresque d'une aventure frissonnante. Il faut aussi constater que, de la route, l'on a tout le temps de voir la vie des villages et des champs. Bref, pour connaître l'Inde en profondeur, il faut accepter de parcourir des milliers de kilomètres de routes. A condition de pouvoir développer une bonne dose de décontraction...

Préparer son voyage

L'objectif de ce site n'est pas de remplacer les nombreux et excellents guides de tourisme que tout voyageur avisé aura consultés avant de partir. Il est même préférable de ne pas s'en séparer pendant le voyage. Voir une liste de guides de tourisme dans le chapitre de la bibliographie.

Vols intérieurs en Inde

Les vols intérieurs en Inde étaient plutôt coûteux jusqu'à l'apparition sur le marché de compagnies privées (IndiGo, Jet Airways, GoAir, etc.) qui se concurrencent maintenant sur les lignes les plus fréquentées reliant, par exemple, Bombay (Mumbay), Bangalore, Madras (Chennai), Goa, Delhi.

Les contrôles de sécurité sont le plus souvent tatillons, parfois jusqu'au ridicule. Evitez les ennuis en ne prenant, dans votre bagage cabine, aucun instrument tranchant ou pointu, tel que couteau, ciseaux, lime à ongles, etc. De même, laissez en bagage enregistré les piles de vos appareils photos, camescopes, torche, etc. En revanche, comme on le conseille plus loin, gardez avec vous les pellicules et les appareils eux-mêmes.

Les chemins de fer

Les trains sont lents, certains très lents, mais c'est une excellente solution, à la fois pour éviter les risques de la route, et pour gagner une journée en voyageant de nuit, en couchette. Réserver son billet à l'avance par une agence ou à la gare est prudent, voire nécessaire si l'on veut voyager dans une classe climatisée.

Si vous voyagez de nuit en train, munissez-vous d'une chaîne métallique et d'un cadenas (en vente dans ou près des grandes gares) et attachez votre bagage que vous aurez glissé sous la banquette. Des crochets y sont justement placés à cet effet.

Parmi les autres précautions, on signale dans certains guides qu'il ne faut jamais accepter de nourriture ou friandise d'autres voyageurs. Des voyageurs rapportent qu'ils auraient ainsi été drogués puis dépouillés de leur affaires. Je crois que ce genre de mésaventure est rare mais il vaut sans doute mieux être prudent si l'on est seul.

Vous aimeriez en savoir plus sur les réseaux de chemins de fer ? Dans ce cas, la consultation de ce site peut être utile :
ICI

On se fera une idée du réseau de voies ferrées en consultant les cartes qui en indiquent le tracé à cette adresse.

Les cartes

Si vous préparez votre voyage, une liste de distances entre villes sera bien utile. Les cartes que l'on trouve en Inde, par Etat, ne sont pas chères (40 Rs) mais guère précises. Nous vous conseillons d'investir en achetant le Travel Atlas de Lonely Planet, India and Bangladesh, 1995, ISBN 0 86442 270 9. Il n'a pas de concurrent, ce qui nous met à l'aise pour le citer, et il est vraiment excellent, dans un format commode. On le trouve en Inde, 50% moins cher mais c'est aléatoire.

Vous trouverez aussi toutes sortes de cartes, donc également des cartes routières, à cette adresse. Dans chaque chapitre (Rajasthan, Tamil Nadu, etc.) sont donnés des liens vers des cartes de ces Etats.

Taxis

A l'arrivée, à Delhi comme à Bombay, on s'adressera au comptoir des taxis pre-paid dans l'aéroport. C'est la meilleure solution; pas de prix à discuter.

En ville, on pourra vous prétendre que le compteur ne fonctionne pas, ou "oublier" de le remettre à zéro. A vous d'être vigilant. S'il n'est pas affiché sur la vitre, le barême kilométrique peut être consulté (entre autres informations bien utiles sur ce qui se passe à Delhi) dans la petite revue hebdomadaire "The Delhi City, the complete guide and magazine".

Pour se déplacer en ville, une solution commode est le rickshaw à moteur (trois roues). Cet engin diabolique se glisse partout, et c'est le seul moyen possible pour aller dans les rues étroites des bazars. Prix à préciser avant le départ. Le rabais possible varie avec le conducteur, la destination, l'heure, etc. Dans quelques cas, le conducteur vous dit qu'il y a un compteur (meter), donc on ne discute pas. Dans d'autres cas, le prix demandé est raisonnable et il est malséant de gagner quelques roupies sur le dos d'un pauvre bougre.

Puis, accrochez-vous; vous allez goûter à de la vraie pollution; rien à voir avec le niveau de nos bonnes villes françaises.

Argent

Que vous fassiez un voyage en individuel ou en groupe, vous aurez besoin de roupies (1 Euro vaut 78 roupies indiennes (INR) en décembre 2014 -ça change parfois vite. Pour connaître le taux de change interbancaire, consulter le site xe.com.

Dès votre arrivée à l'aéroport, en attendant les bagages, vous pouvez changer de l'argent aux comptoirs bancaires. Le taux est un peu meilleur qu'à l'hôtel, et cela permet de voir venir.

Au cours de votre séjour, vous pouvez effectuer vos opérations de change dans les banques. Mais il vous faudra vous renseigner sur la ou les banques qui assurent ce service et vous armer de patience (1/2 heure est un minimum); certains hôtels font du change à leurs clients, mais le taux est souvent pas très intéressant. La meilleure solution est de s'adresser à une officine de change. On en trouve assez aisément dans la plupart des grandes villes. Vérifiez que le taux affiché est net de commission. Si vous faites du change peu de jours avant votre départ et craignez de ne pouvoir tout utiliser, réclamez un reçu de change : cela vous permet, le cas échéant, de rendre vos roupies en excédent à la banque de l'aéroport.

Les banques ont l'habitude d'agrafer les liasses de billets par paquets de 100. Les billets sont donc souvent trouées, résultat d'agrafages successifs. C'est sans importance. Par contre, refusez de la banque, comme de n'importe quel commerçant, tout billet déchiré, réparé au scotch ou incomplet : personne n'en voudra. Vérifiez vos billets lors du change : il m'est arrivé de me faire refiler par une banque des billets de 500 Rs qui n'avaient plus cours !!

Si vous voyagez avec des devises, cash ou chèques de voyage, rappelez-vous que le dollar américain se change partout. L'Euro est maintenant bien connu. Ne croyez pas intelligent de changer au noir. C'est interdit, inintéressant et c'est là que vous pouvez craindre l'arnaque.

Chaque fois que vous le pouvez, faites de la monnaie : vous n'aurez jamais assez de petites coupures, comme des billets de 10 roupies.

Quand vous faites des achats dans des magasins de "souvenirs", vos pouvez payer avec votre Carte Visa internationale (ou American Express). Le taux de change reste satisfaisant, même en incluant la commission que votre banque vous prélève. Mais ne le faites pas pour des achats de quelques Euro. Il vaut mieux ne pas perdre de vue votre carte bleue quand on la passe au fer à repasser (les arnaques sont rares, je crois, mais attention quand même). Les terminaux à transaction électronique instantanée sont de plus en plus utilisés. Lorsqu'un commerçant veut vous faire payer un pourcentage supplémentaire (en général 4 %) pour paiement par carte, il est tout à fait dans son droit. Mais sachant que son prix de vente, rarement affiché, incorpore déjà une marge satisfaisante, vous ne perdez rien à essayer d'éviter ce coût supplémentaire.

Pourboires

Il est évident que l'on attend de vous des pourboires. Les guides touristiques donnent des conseils à ce sujet, que je trouve un peu excessifs. A l'arrivée ou au départ de l'hôtel, si vous donnez 10 à 20 Rs par valise (selon taille et poids de la valise) au porteur, il sera satisfait. Il fera la tronche si vous fréquentez des 5* et en général ne vous dira pas merci, mais vous avez votre conscience pour vous, et il est sûrement quand même content. A ce propos, notez bien qu'un Indien ne dit pratiquement jamais merci. Ce n'est pas dans les habitudes des relations entre les gens. Dans les restaurants, vous laissez aussi 10 à 20 Rs, dans la mesure où un repas coûte 200 à 300 Rs, même en mangeant bien dans un restaurant correct (un restaurant de bon hôtel coûte 450-500 Rs).

Si vous louez une voiture avec chauffeur (on ne trouve normalement pas de voiture à louer sans chauffeur, ce serait de toutes façons déconseillé), sachez que ce chauffeur est payé à un salaire de misère par son employeur. Il est d'usage de lui remettre, à la fin de votre voyage, une enveloppe pour le remercier de ses services. Deux à trois cents roupies par jour sont une fourchette moyenne.

Magasins

Quand on vient en Inde, on est nécessairement tenté par l'artisanat. Bien sûr, tout dépend des goûts de chacun, mais il y a du choix.

Dans un certain nombre de pages de ce site, nous vous indiquons des articles d'artisanat spécifiques des régions visitées. Patience, cherchez bien !

Pour vous faire l'oeil et vous habituer à la gamme de prix, vous pouvez vous rendre d'abord dans les Emporiums, sortes de grands bazars de l'artisanat. Mais attention ! Il ne faut pas confondre les emporiums d'Etat et les autres. Ces derniers affichent souvent des enseignes du style "Govt approved", ce qui ne veut strictement rien dire, ni encore moins garantir, sinon qu'ils ont une licence de commerçant. En revanche, les emporiums d'Etat ont des prix fixes (fixed rates), raisonnables, quoique pas nécessairement compétitifs par rapport à des magasins privés où l'on aura bien marchandé.

Par exemple, au Rajasthan, les emporiums d'Etat s'appellent "Rajasthali", au Tamil Nadu "Poompuhar", en Orissa "Utkalika", en Andhra Pradesh "Lepakshi", au Bihar "Ambapalli", au Karnataka "Kauveri", etc. Vous trouverez une bonne série d'emporiums d'Etat dans la Baba Kharak Singh Marg (=avenue), à Delhi. Autre adresse à Delhi : le très vaste "Central Cottage Industries Emporium" quasiment en face de l'hôtel Imperial, sur la Janpath Avenue. Ne manquez pas non plus d'aller au Dilli Haat, un très intéressant complexe de boutiques d'artisanat de toutes les régions.

Pour chiner, passez un moment au marché Tibétain, sur le même trottoir que l'entrée de l'hôtel Imperial. Ou bien encore, faites vous conduire en rickshaw devant la gare de New Delhi et prenez à pied le Main Bazaar de Paharganj.

Où que vous alliez, hors les emporiums d'Etat, vous pouvez, vous devez marchander, mais toujours cool. L'agressivité, l'arrogance ou le mépris vous desserviront. Le style "ce truc ne vaut pas plus de 1000 roupies" - air satisfait- à un vendeur qui rigole dans sa barbe car ça n'en vaut que deux cents... Le ridicule ne tue pas, mais quand même.

Les magasins d'artisanat d'hôtels ***** sont généralement plus chers que la moyenne, mais ils présentent le double avantage de réunir souvent des sélections d'articles de bonne qualité et de permettre le paiement en carte Visa, si on est à court de devises...

Quand vous allez dans un magasin, ne vous faites jamais accompagner d'un chauffeur de véhicule, taxi ou rickshaw. Pas davantage d'un "guide" réel ou simili... Tous ces gens perçoivent des commissions dans les magasins vers lesquels ils ont pour mission de vous amener. Si quelqu'un vous a "collé" dans la rue et entre avec vous dans un magasin, précisez d'emblée au vendeur que vous n'avez rien à voir avec cette personne. De même, si quelqu'un vous dit que tel ou tel magasin est fermé mais qu'il en connaît un très bien, vous êtes certain, si vous l'accompagnez, d'entrer dans un endroit où il est commissionné.

Attendre la fin d'un circuit pour acheter dans la dernière grande ville (Delhi ou Bombay) ne me paraît pas une stratégie recommandable pour plusieurs raisons : on risque de ne plus disposer de tout le temps requis, on risque aussi beaucoup de ne pas retrouver ce que l'on a vu ailleurs, car les artisanats sont essentiellement régionaux. Donc, quand on voit quelque chose qui plaît vraiment, mieux vaut l'acheter sur le champ (en ne montrant pas trop au vendeur que l'on veut absolument obtenir l'objet !!).

Communications

Pendant que vous êtes en Inde, vous voulez donner de vos nouvelles à votre famille en Europe. Le courrier demande 5 jours dans les bons cas, 10-15 jours le plus souvent. Les timbres sont vendus dans les bureaux de poste, quelquefois dans les magasins de journaux des hôtels chics, ou chez quelques vendeurs de cartes postales des destinations touristiques standard. L'affranchissement des lettres est de 15 roupies. Il vaut mieux en effet mettre vos cartes postales sous enveloppe. Cela ne garantit pas totalement qu'elles arriveront. N'oubliez pas de marquer en haut à gauche de l'enveloppe la mention "Air mail". Déposez de préférence votre courrier vous-même dans une poste ou, faute de mieux, une boite à lettres (rouge).

Munissez-vous d'enveloppes car celles que l'on trouve en Inde (quand on en trouve) n'ont pas de colle sur le rabat. Ou bien emportez un tube de colle.

Le téléphone fonctionne bien, via les réseaux satellites. Dans les hôtels, il est cher. La solution conseillée est de chercher (on en trouve partout) dans la rue une échoppe arborant une pancarte STD/ISD. Les prix sont très raisonnables, mais vous êtes quasiment dans la rue. Ce n'est pas grave, puisque personne ne comprend ce que vous dites à votre correspondant.

Les personnes voulant utiliser leur téléphone portable devront avant leur départ demander à leur opérateur une extension internationale mais bien se faire préciser si cette extension est valable pour l'Inde, dans quelles conditions et pour quels coûts. De plus, il est très important de se faire indiquer le mode de consultation de la boite vocale (répondeur), car l'accès ne se fait pas avec les codes utilisés en France.

Une bonne et peu coûteuse solution est d'emporter avec soi un téléphone portable non dédié (donc pas un smartphone), et d'acheter sur place, dans une boutique STD/ISD, une carte SIM. Il faut accepter de remplir une demande un peu inquisitrice (les réseaux sont très contrôlés par l'administration). Les frais sont plus faibles, proportionnellement, sur une carte SIM de 500 Rs que sur une de moindre valeur.

La solution la moins onéreuse est l'e-mail. On trouve de plus en plus fréquemment des boutiques Internet, où le coût de communication est de l'ordre de 10 à 15 roupies la demie-heure. On peut aussi maintenant téléphoner par l'Internet dans certains cas. Assurez-vous que la boutique Internet dispose de l'internet rapide (l'équivalent de l'ADSL français), autrement la vitesse de transmission peut être décourageante.

Divers

Quelques adresses

Plein d'infos ici ! Liste des fêtes tout au long de l'année
Plein d'infos ici ! Informations sur toutes les fêtes
Plein d'infos ici ! Le taux de change, au jour le jour, de la Roupie Indienne
Plein d'infos ici ! Le temps qu'il fait et les prévisions météo

 

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